KIMANA dans la quête du bien-être

KIMANA dans la quête du bien-être

De l'alimentation à l'environnement global, en passant par le travail, sans oublier l'activité physique, j'ai subi des variations, des changements liés à des choix de vie qui m'auront permis d'évoluer. J'ai compris aujourd'hui que le bien-être physique et mental dépend de chacune des décisions que j'ai pu prendre ou que je serai amenée à expérimenter au cours de ma vie. Parce que finalement la vie est une expérience et qu'il ne sert à rien de s'asseoir sur des suppositions. C'est bien sûr inconsciemment que j'ai pu aller à l'encontre de ce que j'appelle la pleine santé aujourd'hui. Ça m'aura au moins permis d'aller vers une connaissance de moi-même, de mon corps avec ses limites ou au contraire ce qui le comble. Le projet KIMANA fait partie intégrante de cette quête au bien-être et pas seulement au niveau professionnel mais également au travers de ce qu'implique physiquement l'approche d'une démarche minimaliste.

 

Un pas vers le bien-être

Depuis petite je m'intéresse au fonctionnement du corps humain et à la santé de manière générale. Enfant j'étais déjà sensibilisée à la mise en mouvement. La course à pied, les randonnées et le VTT sont rapidement devenus des habitudes de vie. Ce travail du corps, son mécanisme, je voulais le connaître dans son intimité. Je me suis d'abord contentée des premiers livres que choisissent les parents quand par exemple, ils tentent vainement d'expliquer d'où viennent les bébés. Ensuite je me suis surprise à feuilleter celui sur le corps humain dans sa globalité et à disséquer les lézards pour comparer... On serait étonné de la méconnaissance sur notre corps alors que l'attention qu'on lui prête est une première étape essentielle à la connaissance de soi. Les douleurs qui surviennent après un choc peuvent facilement s'expliquer. D'autres en revanche peuvent survenir sans raison apparente. Parfois une mauvaise habitude dont on a pas conscience peut en être l'origine. Si on répète cette habitude sans la changer, la douleur devient chronique et on crée une maladie qui n'a pas lieu d'être. Si l'on capte le mécanisme, et c'est ce que je réussi à faire de plus en plus, on peut tendre plus facilement vers un état de santé optimal. Quand j'évoque la santé je comprends bien sûr la santé physique, psychique et émotionnelle.

On se souvient tous des groupes d'activités au collège. Certains y auront découvert des talents d'acteurs en intégrant le groupe de théâtre, d'autres se sont plutôt vu en athlète de haut niveau en participant aux activités sportives. Pour ma part j'étais une habituée du ''groupe santé''. J'étais alors convaincue que j'allais poursuivre dans cette voie...ça n'a pas loupé. Nous avions organisé une intervention auprès de nos camarades sur la prévention du tabagisme, ça ne m'a pas empêché de me mettre à fumer. 14 ans plus tard c'est le master en Santé Publique qui aurait pu me mener à faire des démonstrations plus sérieuses et pour un public plus large. L'approche peu physique et trop institutionnelle m'a vite dissuadé d'aller jusqu'au bout. Avec l'étiquette de ''fille modèle'' dur de se convaincre qu'arrêter en cours de route soit la meilleure chose à faire. Pourtant je sentais que c'était la direction à prendre. Si un jour un soupçon de regret me prend, je me dirai seulement qu'à ce moment là je n'étais pas prête pour forcer la chose.

Les études de sage-femme ont été réalisées plus sérieusement mais mon aversion pour le milieu hospitalier découvert sur le tard m'a conduit à me pencher sur la médecine alternative. J'ai alors entamé des formations de massothérapie et de naturopathie. Pas de quoi m'emmêler les pinceaux, j'y voyais plutôt un moyen de cerner la santé par une approche différente. Loin était l'envie de faire de la santé un business et d'en ''gagner ma vie''. Je préfère aujourd'hui partager mon savoir au travers de ma façon de vivre et autour d'une discussion quand le contexte s'y prête. Chacune des connaissances acquises au cours de ma vie me permettent d'appréhender le bien-être de façon assez théorique, ce qui est loin d'être négligeable. Aujourd'hui je continue à les nourrir au travers de bouquins plus poussés que ceux dédiés au 6-10 ans, de documentaires, de journées pédagogiques etc... Mais c'est certainement ma propre expérience et celle de personnes qui me permet d'appréhender dans une suite logique tout ce savoir et de me convaincre de ce qui est juste. L'expérience est à mon sens ce qui permet d'être le plus crédible car un exemple concret sera toujours plus convaincant.

Petite anecdote en tête au passage :
Je me souviens encore d'un papa à la maternité qui me reprochait d'être trop jeune et de ne pas avoir eu d'enfant pour prétendre m'occuper de sa femme. Sur le coup je l'ai très mal pris. Et aujourd'hui je l'enverrai balader de la même façon que je l'ai fait à l'époque. Ce que j'ai compris, c'est que c'est l'expérience qui rassure et qui convainc. Si l'on remonte un peu dans l'Histoire, la sage-femme a longtemps porté le nom de matrone. C'était une femme qui avait un certain âge ayant déjà eu des enfants qui était chargée d'accompagner les femmes pour les accouchements. C'était bien son expérience qui était appréciée.

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La vie, expérience pour tendre vers le bien-être

Au cours de ma vie et je ne suis pas vieille, j'ai régulièrement consulté le kiné, l'ostéopathe, l'étiopathe et le podologue pour des douleurs au lombaires puis aux cervicales, finalement pour une omoplate ainsi que pour les genoux. Mais aussi l'ophtalmologue, le gastroentérologue, le cardiologue, l'hématologue et j'étais partie pour passer des IRM une fois par an ou encore prendre un traitement quotidiennement... Tout ça en plus des consultations ''classiques'' chez le généraliste, le gynécologue ou encore le dentiste.
J'ai également fumé puis décidé d'arrêter. Certains me diront ''il ne fallait pas commencer'', mais comme je le disais c'est l'expérience qui parle le mieux. Attention je ne dis pas qu'il faut commencer mais les erreurs nous font toujours avancer. Ça m'a entre autres permis de constater que fumer était difficilement compatible avec le sport. Pas besoin d'un spécialiste pour me convaincre et entre l'un ou l'autre le choix a été rapidement fait. D'autres encore me diront ''tout le monde n'est pas capable de le faire...''. Bien sûr que si mais ça passe par une connaissance et une écoute de soi, parce qu'un mode vie pour une personne ne correspondra pas nécessairement pour une autre. J'ai laissé les spécialistes de côté et je prends le temps de me cerner, de m'écouter dans la profondeur.

J'ai pratiqué beaucoup de sport étant jeune et j'ai soudainement pris 10kg sous l'influence d'une pilule contraceptive et d'une diminution drastique de mon activité physique. Le lien entre cause et effets est facile à faire mais c'est dans la démarche et le choix de continuer ou non que tout s'est joué. Autant vous dire, je n'ai pas longtemps continué sur cette voie. J'ai grandi à la campagne avant d'expérimenter la vie urbaine plusieurs années. J'ai été salariée et aujourd'hui je monte ma propre boîte. Je pense que je suis loin de faire partie des personnes avec un train-train quotidien sans bousculade. J'ai expérimenté des environnements complètement opposés et en découlaient des modes de vie tout aussi différents. L'un sans l'autre ne m'auraient pas permis de savoir ce qui était le mieux pour moi, à moins de vivre qu'en supposant les choses. Aujourd'hui je me lève avec les premiers rayons de soleil et je vis sans montre. J'ai un nouveau rapport au temps, ce qui pour ma part, a considérablement diminué mon stress.
En quittant ma tiny house, je passe le potager et je savoure quotidiennement les 10 minutes de vélo pour aller au travail. Il y a moins d'un an je vivais le long d'un boulevard, je mettais un réveil à 5h30 et je partais travailler tête baissée à l'hôpital. Je peux délaisser mon téléphone pendant des heures, ce qui n'a pas toujours été le cas et moins je passe de temps sur les réseaux sociaux mieux je me porte. Et non je ne m'ennuie pas plus.
Je savoure aussi les bienfaits d'une alimentation composée de fruits et légumes de saison cueillis chez le maraîcher d'à côté. Je ne me prive pas des ''bonnes choses'', mais je les savoure encore plus quand elles sont consommés de manière exceptionnelle : comme le parmesan, parce qu'on sait tous d'où ça vient mais c'est vraiment difficile de s'en passer complètement.

Alors comment peut-on être sûr que la vie en ville est ce qu'il y a de mieux pour nous quand on a pas expérimenté la vie à la campagne ? Comment connaître les répercussions d'un tel changement sur notre organisme, sur notre bien-être physique et mental qu'en l'imaginant? J'ai compris que notre vie est une expérience. Aujourd'hui avec le projet KIMANA, je vais dans une continuité de cette quête au bien-être, dans une mise en mouvement différente de celle que j'avais pu expérimenter auparavant.

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KIMANA est l'une de ces expériences

Les pieds, chapitre oublié dans les études de sage-femme, ont aujourd'hui droit à toute mon attention. Le projet de sandales minimalistes n'est pas seulement une expérience professionnelle. C'est devenu aussi une nouvelle façon d'appréhender le mouvement.
Les pieds serrés et bien rangés on connait tous. Mes premières randonnées c'est bien en chaussures ''de montagne'' que je les ai faites et c'est en baskets que j'ai longtemps couru.
Récemment je me suis laissée convaincre par la sandale minimaliste. D'abord pour un usage du quotidien et pour le vélo puis j'ai commencé à la porter en balade avant d'envisager la course à pied. Ce n'est évidemment pas venu du jour au lendemain, il m'aura fallu un soutien, une personne qui me montre l'exemple. Comme j'avais de toute façon déjà eu affaire aux torsions de chevilles, aux genoux douloureux et aux semelles orthopédiques auparavant, je n'avais rien à perdre à essayer. C'est d'abord le rapport au naturel qui m'a séduit. Avoir le pied libre et se rapprocher de l'environnement qu'il est amené à parcourir, être plus attentif à ce qui nous entoure est pour moi une approche logique mais surtout qui me correspond. En m'y intéressant de plus en plus j'ai commencé à saisir le mécanisme au niveau purement physique. Pas besoin d'avoir fait médecine pour savoir que le pied est lui aussi constitué d'os, de ligaments, de muscles et d'articulations. On a bien tort de n'y prêter attention qu'en se cognant le petit orteil car il a un lien direct avec le reste du corps.
Au même titre que le dos, les pieds se musclent. En leur imposant des soutiens on tend à les rendre paresseux et donc plus fragiles. On adopte une foulée qui n'est pas naturelle et on se blesse.
Depuis que je cours en minimaliste, ma motricité et mon équilibre se sont améliorés mais ça ne s'est évidemment pas improvisé: je n'ai pas commencé par une heure de course à pied dans la pampa en minimaliste. Alors si vous voulez vous lancer le mieux est de se renseigner auprès d'une personne qui a déjà de l'expérience dans la foulée naturelle.

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KIMANA m'apporte finalement un savoir supplémentaire sur mon corps mais sur l'être humain en général, son fonctionnement, que je tends toujours à approfondir. Une curiosité que je nourris pour moi-même mais aussi pour les autres puisque ce projet j'en ai fait mon métier. Cette démarche, celle de se réapproprier son travail, de le connaître mais aussi de le maîtriser est une fuite à l'aliénation. Aujourd'hui je suis en mesure de gérer mon emploi du temps, mes tâches et globalement mon équilibre de vie. Car posséder mon travail me permet de vivre dans un environnement qui me ressemble, proche de la nature et ça a un impact direct sur mon bien-être. C'est également des responsabilités et quelques contraintes mais ce sujet fera l'objet d'un autre retour d'expérience.

Parution : 06/07/2021

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